pezronf Je botte pas en touche, loin de là. Mais ton constat, il est pas nouveau. Déjà fin des années 90, j'entendais certains de mes profs d'économie en parler. Idem pour certains patrons qui publiaient des tribunes dans les Echos et la Tribune.
Il s'est passé quoi depuis ? Rien.
Le problème, ton problème, c'est que tu attends une révolution... qui ne viendra pas. Pas maintenant, il reste encore de la soupe pour tout le monde (mais pas du Bourgogne) et trop de gens ont des petits avantages pour que les choses changent. Surtout : tout le monde veut que sa change, mais surtout pour les autres, pas pour soit. Personne n'est prêt à se serrer la ceinture ou à changer son quotidien.
On est comme les vignerons : les français boivent moins de vins ? Que l'état nous donne des subventions que on remboursera pas, mais il faut défendre le vin qui est notre patrimoine français....
Comme les retraités qui ne veulent pas la suppression de l'abattement pour frais pro de leur impôts...
Comme les jeunes diplômés qui veulent bénéficier des avantages étudiants pendant encore X années...
Alors oui, il y a des générations "sacrifiés", mais comme un peu partout. Y a 10/15 ans, les ingénieurs espagnols ou portugais partaient tous en Allemagne parce qu'il n'y avait pas de "bons boulots" chez eux. Certains sont revenus après un certain temps. C'est notre tour ? Peut être... Mais je t'assure que dans l'industrie, y a encore des places à prendre pour les jeunes. Mais il faut aussi leur expliquer que l'industrie est rarement desservi par le métro et proche des centres villes...
Est ce que la France va dans le mur ? Je crois que tu te trompes : on est déjà dedans !!! Mais ça tient encore. Il faudrait une vraie crise pour que les choses bougent. Une crise économique. Et pour l'instant, notre modèle français nous a toujours permis un atterrissage en douceur en cas de crise. Quand ça sera plus le cas, là les choses changeront.
Et puis surtout, il va falloir un vrai changement de compréhension de notre époque : nous devons être Européen et non plus français dans notre gestion politique. Et ça, le lambda, il n'arrive pas à le comprendre (bien aidé par les politiques)