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Apparemment elle est très agressive et très invasive, comme tout bon redneck:
Ecrevisse de Louisiane est un organisme nuisible des biotopes où elle s'installe car elle y joue souvent un rôle d'espèce clé de voûte[13]. En effet, elle affecte de nombreuses composantes de l'écosystème d'accueil en modifiant la nature des plantes indigènes et des communautés animales présentes. Agressive et robuste, elle détériore les eaux saines en s'attaquant aux invertébrés et macrophytes qui les régulent. Elle cause des blessures non létales aux têtards, en particulier des amputations de queue qui les exposent à une prédation accrue[14]. Elle est également porteuse d’un champignon (Aphanomyces astaci) qui décime les écrevisses indigènes comme l'écrevisse à pattes blanches. En région Poitou-Charentes par exemple, les populations ont chuté de 68 % entre 1978 et 2006[15].
De plus, elle dégrade les berges et l'hydrologie des sols entourant les points d'eau en creusant des galeries de près de 2 mètres pour s'abriter en cas de danger, mais aussi pendant l'hiver ou en période de reproduction (deux pontes par an, jusqu’à 700 œufs par femelle)[16]. Ces terriers peuvent être la cause de fuites dans les réservoirs et les systèmes d'irrigation.
Colonisateur rapide, P. clarkii est une espèce à stratégie r, ayant un cycle de vie court et un taux de fécondité élevé alors que les espèces européennes indigènes (comme Astacus astacus) sont des espèces à stratégie k, présentant une longue durée de vie et une faible fécondité. En conséquence, A. astacus est plus compétitive dans les écosystèmes matures tandis que P. clarkii est plus compétitive dans les habitats perturbés (y compris les zones modifiées par l'homme telles que les rizières.)
En France, sa population est telle que, par exemple dans le Blayais (au nord de la Gironde) et dans tous les marais des bords de Garonne, il y aurait deux ou trois tonnes de ces écrevisses carnassières par hectare, malgré la consommation qu'en font les milans noirs, les hérons cendrés ou les cigognes (dont elles modifieraient la couleur des pattes et du bout des ailes)[17].