Rencontre avec Black Swan : la lampe pour surfer de nuit

Sébastien Etienne nous en dit plus sur le projet de lampe de surf Black Swan Surfing

J’aurais dû y penser le jour où on s’amusait avec les gars de Lost in the Swell (Ronan Gladu, Aurel Jacob et Ewen Le Goff) à faire du « foil ponton » pour s’entrainer à pomper en foil (Cela fera parti d’un autre article dans l’année). En fin de journée Aurel disait qu’il ne fallait pas trop se fatiguer car ils allaient ensuite surfer de nuit… Je n’y avais pas prêté attention, imaginant plutôt un petit délire avec des voitures garées devant un spot avec les pleins phares…

Le mois suivant débarque la vidéo « Ghost in the Swell » où l’on voit nos deux surfeurs s’entraîner en Bretagne et surtout avoir de grosses Cojones (non plutôt des énormes) pour partir à l’assaut de Mundaka en pleine nuit sans l’avoir jamais réellement surfé de jour avec une espèce de lampe hyper puissante sur le casque reliée à une batterie dans le dos.

La semaine suivante, des gars du Trechou (Guillaume Habasque et son frère Fred) font passer des photos les montrant utiliser cette fameuse lampe super puissante. Et c’est parti pour des news dans le Télégramme (le journal local en Bretagne) et sur les sites spécialisés sur cette Lampe : le Black Swan !

Photo : Yves de Orestis

Envie d’en savoir plus sur ce projet, je prends contat avec Black Swan Surfing via leur page Facebook et le contact est rapide. Sébastien Étienne est très réactif et on se propose de faire un échange téléphonique ! Hop pendant un moment de libre on s’appelle, je met le téléphone sur haut-parleur et un second qui enregistre en mode dictaphone.

« Salut Sébastien, c’est Cédric, alors je te préviens dès le début, je ne suis pas le pro des interviews… » on se présente et dès le début on s’aperçoit qu’on a pas mal de choses en commun. Les connaissances déjà, puis on a vécu et apprit à surfer à Tahiti dans les mêmes années, on est maintenant en Bretagne on va aussi surfer sur des spots en commun. Obligé ! Ça ne peut être qu’un bon gars !

« Première question, c’est quoi ton « vrai » boulot ? »
A la base je suis ingénieur, et j’étais spécialisé dans les robots en agroalimentaire, je travaillais pour des entreprises où il fallait optimiser les postes de travail. Par exemple des tâches répétitives et fatigantes pour les salariés devaient devenir moins pénibles pour eux, repenser la façon de faire, car sinon l’entreprise se retrouve avec des tâches que plus personne ne veut (et ne peut) faire. J’ai toujours travaillé et été motivé pour améliorer ce qu’on fait déjà. C’est cette façon de penser et de faire qui m’a amené jusqu’à Black Swan Surfing qu’on connait aujourd’hui.

Capture de la Vidéo Ghost In The Swell (Ronan Gladu)

« Ca marche, mais comment t’es vraiment arrivé sur ce projet ? »

Comme beaucoup, plus jeune, je passais mon temps sur l’eau, puis avec le temps, avec les nouvelles responsabilités et contraintes de la vie de famille et professionnelle, le temps disponible pour surfer devient une denrée rare… D’un côté, tu n’as plus le temps de surfer les bonnes conditions car tu es au boulot ou des contraintes familiales et de l’autre quand tu es disponible pour surfer, tu te retrouves à l’eau avec beaucoup de surfeurs si les conditions sont vraiment bonnes. Tu viens chercher de la détente et du plaisir et tu peux en ressortir avec de la frustration. Comme beaucoup, j’ai souvent pensé à ces vagues vierges qui déroulaient la nuit. Je me suis donc dit qu’on pouvait optimiser ce timing en surfant de nuit quand tout le monde était rentré chez soit.

J’ai fouillé partout sur internet, et je me rends compte que personne n’avait jamais développé un produit comme çà.

Au début j’ai du apprendre pas mal de choses pour commencer ce projet, les batteries, les ampoules LED, les circuits et surtout l’étanchéité et la force que peut avoir la mer sur un produit de ce type. Un des premiers prototype était fait à partir de pièces achetées en chine dont Alibaba, c’était un peu le petit bricoleur, mais cela avait l’air d’être pas mal. (NDLR: là d’un coup de pense aux aspirateurs Dyson où le créateur a fait 5127 prototypes avant d’avoir le bon produit :D)

La première session avec mon truc pesant un âne mort me fit me rendre compte que c’était chaud, je ne le voyais pas comme je l’espérais, la session de nuit n’était pas si évidente, même si je ne suis pas un surfeur pro, je pensais que ça allait bien se passer, mais on perd tous ses repères, c’est quand même très différent. Rentré au bout de 20 minutes et surtout pas au bon endroit, je me dis que finalement c’était peut-être une fausse bonne idée, que j’étais parti dans un truc infaisable. Mais en y réfléchissant sur la route, je me suis dit que finalement si c’était facile, un autre l’aurait déjà fait, qu’il fallait que je m’y mette à fond pour développer cette lampe. J’ai donc pris la décision de quitter mon travail pour me mettre à plein temps sur la fabrication d’une lampe qui permettrait de vraiment surfer de nuit.
Puis un soir en Bretagne, j’ai rencontré un gars hyper sympa qui avait pas mal voyagé et qui avait préparé un surf trip en Espagne/Portugal avec son camion, il m’a proposé de venir avec lui. Partant ! J’avais l’un des mes derniers prototypes avec moi comme toujours et il trouvait l’idée géniale. Comme moi il avait un boulot avant, il était opticien et a revendu son affaire pour passer à autre chose, lassé par son train-train quotidien, il était donc libre pour enfin profiter un peu plus de la vie.

Capture de la Vidéo Ghost In The Swell (Ronan Gladu)

Arrivé sur un spot blindé, les locaux ultra chauds ont très vite mal accueilli l’arrivé de mon associé Fanch Guillou…en SUP (rire), il a donc voulu tester ma lampe étanche. La fin de journée arrivait, tout le monde sortait de l’eau petit à petit, il commençait à faire vraiment nuit quand Fanch tout équipé revenait enfin sur le spot. Au bord, les locaux étaient intrigués et trouvaient même cela sympa, marrant et commençaient à en causer ensemble à force de le voir prendre vague sur vague, tout seul au pic alors que c’était mode baston 1h auparavant.
A la sortie de l’eau, l’équipe Black Swan était enfin prête ! Fanch, convaincu par mon idée, a investi dedans et nous avons créé l’entreprise, un nouveau projet pour lui et une reconnaissance pour moi.

« Sur ton site, on peut lire que c’est Made in France, tu peux m’en dire plus ? »

Mon but ultime était de surfer Mundaka de nuit !

Avec Fanch qui était opticien, on avait déjà des bons contacts, il faut savoir qu’on a travaillé majoritairement avec des entreprises Françaises. La Bretagne dispose de pôles de compétences reconnus au niveau mondial dans le domaine de l’optique et l’électronique embarquée, via l’industrie militaire et le secteur des télécommunications. Le blackswan est un concentré de technologie et de savoir-faire local, on n’aurait jamais réussi à créer le même produit si on l’avait développé en Chine . De prototypes chinois « low cost », nous avons fait évoluer le projet en fonction des contraintes techniques que l’on rencontrait quotidiennement, vers un produit d’exception. Cela a été vraiment un moment difficile pour nous, le nombre d’obstacles techniques et d’imprévus nous a mis mentalement à rude épreuve. On a été chercher au plus profonde de nous-même, on s’est découvert des ressources personnelles cachées. A travers ce projet, on a tous les deux, étendu notre zone de confort face aux imprévus… les contraintes techniques pour le surf et le nautisme sont super élevées… Puissance, champs lumineux, ergonomie, étanchéité, corrosion, fiabilité… Au bout de 2 ans, nous avons accouché de ce qui peut être présenté comme la lampe autonome et étanche la plus puissante au monde à l’heure actuelle.

Capture de la Vidéo Ghost In The Swell (Ronan Gladu)

85% du coût de revient est Français et 60% est breton. Je ne connais pas les chiffres du secteur de la glisse mais je pense que l’on n’a pas à rougir. On est fier de participer au développement économique de notre région.
L’aventure est aussi humaine, les losts nous ont aidés au développement du produit, Nono et W1w1 ont des exigences en surf au dessus des nôtres, ils nous ont beaucoup apporté avec leur regard critique. Sans eux, l’histoire de Blackswan et du surf de nuit serait tout autre, ils ont vraiment marqué l’histoire du surf avec cette session à Mundaka… J’espère que comme les frères Legaignoux pour le kite, on se souviendra des Losts dans 20 ans comme pionniers du surf de nuit. On est tous sortis de notre zone de confort pour ce projet…Nous à travers le produit, Ronus pour les images de nuit qui, il faut l’avouer est vraiment galère et contraignant, Nono et W1w1 pour leur engagement en surf jusqu’à notre Everest Collectif qu’a été Mundaka…

« Peux tu me dire tes caractéristiques principales ? »
Les propriétés physiques de l’eau étant particulières nous avons développé une lampe puissante, 7000 lumens soit un peu plus qu’une berline de Luxe. Les champs lumineux ont été développés pour la lecture de vague, le surf et l’attente au pic. Un système de refroidissement liquide a été créé (unique sur le marché). Tu peux surfer 90 mins à pleine puissance mais tu peux optimiser la puissance selon ton besoin, sur certains modes, tu as plus de 12h d’autonomie, si tu veux te balader en stand up par exemple. On a conçu le Blackswan pour être simple à utiliser, tu l’installes sur ton casque, tu l’allumes et t’y touches plus… Tu surfes 90 mins puis l’intensité baisse à 20%, ce qui te laisse 20 mins pour rentrer. Aller surfer de nuit demande de l’engagement, et tu as besoin d’avoir confiance en ton matériel, « la sécurité n’est pas une option » c’est ce qu’on dit chez Black swan, il est donc « ultra fiable », les potes de Lost n’auraient pas mis leur vie en jeu à Mundaka si ils n’avaient pas eu confiance dans le produit… On peut dire qu’il est « Mundaka approuved » ^^
les contraintes du surf sont tellement élevées que les autres activités nautiques ou terrestres sont juste une formalité….
(Ndlr : plus d’infos techniques sur le site officiel https://blackswansurfing.com/#!/caracteristiques )

« Et le côté écolo « lumière pas bien dans la nuit », certains ont évoqués le sujet, ton avis ? « 

Si certains s’inquiètent de la pollution lumineuse, ils peuvent militer en roulant de nuit sans phares. (humour)

Vaste sujet hahaha… Écolo ne veut rien dire… Il y a autant de courants écologiques qu’il y a d’écologistes… c’est peut-être pour ça qu’ils ont du mal à être structurés et à être entendus. Pour la majorité des lecteurs, on est né Français et on surf, par définition, le bilan carbone depuis notre naissance est parmi le plus haut de la planète. Certains pensent qu’acheter un T-shirt Patagonia ou regarder une vidéo des Losts, les lavent de tout pêché et les autorisent à certaines hauteurs de jugement … Je reste humble sur ce point et à travers Black swan, nous essayons à notre échelle, certes modeste, d’avoir un impact réduit sur l’environnement, en faisant fonctionner le circuit court avec des prestataires locaux, un produit durable avec des matériaux de qualité (aluminium et inox) même si c’est pas parfait, chaque étape qui nous rapproche de cet objectif est positif sur le long terme. Toutes nos entreprises sont aux normes françaises voire ISO 14001 pour certaines.
Après la pratique en elle-même, au niveau législatif, on a le droit de pratiquer le surf la nuit, il n’existe aucune interdiction. Maintenant il appartient à chacun d’être responsable et choisir ses lieux de pratiques selon la faune et la flore. Pour pratiquer le surf de nuit depuis 2 ans, l’impact environnemental est marginal… Si certains s’inquiètent de la pollution lumineuse, ils peuvent militer en roulant de nuit sans phares. (humour)
C’est assez paradoxal, on adore la nature…. et la technologie. C’est l’essence même de ce projet, retrouver un petit bout de paradis à côté de chez soi. S’extraire de 30 années d’histoire du surf en France sans aller à l’autre bout de la planète. Surfer de nuit est vraiment spécial en terme de sensations et très apaisant à la sortie de l’eau. On retrouve les sensations des pionniers du surf avec des plages, des Line-up vides et une certaine connexion à la nature.

Capture de la Vidéo Ghost In The Swell (Ronan Gladu)

« Hummm un sujet dur… le prix 1850€, actuellement 1550€ pour le lancement, j’hésite à dire que d’un côté c’est cher et d’un côté non »
Oui, c’est un grand sujet ce fameux prix, dans l’absolu, c’est un prix élevé … mais d’une manière relative, c’est au même niveau qu’une aile de kite, une planche à voile ou un foil en Carbone, avec beaucoup de technologie en plus. Nous le vendons en direct pour le moment car intégrer une marge de distributeur lui ferait passer la barre des 2000€… sans entrer dans les détails, certains coûts ne sont même pas intégrés dans le prix. C’est un effort que nous faisons pour permettre l’accès à cette technologie. A court et moyen terme, le produit ne baissera pas. Nous avons des axes de développement pour une version entrée de gamme que l’on va essayer de plafonner à 999€ TTC. Puis on est aussi sur du haut de gamme, tous les produits utilisés sont très techniques, ce n’est pas qu’une simple lampe Led, on va vraiment beaucoup plus loin, c’est un produit d’exception. Et toi tu en penses quoi ?

« Merde normalement c’était moi qui devait poser des questions non ? 😀 Ben J’estime que ton projet ressemble fortement au foil (je reviens à mon point de départ), c’est une niche, donc le prix est élevé car beaucoup de travail sur des matériaux chers pour peu de personnes acheteuses. Tout le monde voudra forcément essayer, mais ne voudra pas forcément aller dans un acte d’achat avant d’avoir testé et étant dans une entreprise à ses tous débuts tu ne pourras pas non plus mettre à disposition plusieurs unités. Donc d’un côté le prix est plus un prix dont tu n’as pas le choix pour l’instant. Le prix correspond actuellement à des surfeurs pas forcément pro, mais plutôt à des surfeurs pratiquant depuis au moins une quinzaine d’année et voulant profiter des sessions le soir après leurs obligations, ce qui rejoint au final ton idée de départ.

« Ce qui est assez étrange, c’est que d’un côté Black Swan Surfing est tout nouveau, mais propose directement un produit fini, il y aura-t-il d’autres versions améliorées ? »
Comme j’en parlais juste avant, il y aura forcément plus tard une version « low cost » pour être plus abordable à un plus grand nombre, et comme depuis le début du projet notre façon de faire est d’améliorer continuellement le produit. Je suis un gros geek et Fanch, un grand perfectionniste, à nous deux, on fait une bonne paire haha. Le but de Black Swan surfing est de proposer de la valeur ajoutée aux surfeurs… Les grandes marques de surf sont en train de se perdre dans le lifestyle, ils te vendent des airs à 2m de haut, des palmiers et des culs bronzés à longueur de vidéos et publicités, c’est loin de la réalité bretonne. Ils ont arrêté d’innover. Il suffit de regarder les produits phares de l’année 2018. Ils te prennent une tête de gondole comme Machado et te vendent un channel sous un fish comme « the » revolution… c’est bien, ça laisse de l’espace à des petites boîtes comme nous. Nous, on se focalise sur l’essentiel, un surfeur veut juste plus de vagues, plus de sessions et moins de monde… ça tombe bien, c’est ce qu’on aime faire et nous avons d’autres projets dans les cartons mais chaque chose en son temps. On se considère un peu comme des maquisards du surf, on résiste à la culture surf ambiante en proposant notre vision du surf. Le nom « Black Swan » vient de là d’ailleurs, la théorie du cygne noir de Nassim Taleb. Un jour, on m’a poussé sur un bodyboard, événement anodin qui a impacté radicalement ma vie. Pour le surf de nuit, l’histoire nous le dira….

Capture de la Vidéo Ghost In The Swell (Ronan Gladu)

Voilà fin de l’interview, je vous passe pas mal de bons moments où on a pu causer du surf en général, cela a duré 1h15, je met fin à mon dictaphone sur le tel….Arrrrhrhhhhhhhghhhghhghg il a planté !! Rien n’a été enregistré et je n’ai rien pris par écrit évidement ! Bon allez on se motive on fait tout de tête le soir même et par contre je laisse l’opportunité à Sébastien de relire ce que j’ai écrit pour corriger ma mémoire et peut-être apporter d’autres précisions/histoires que je découvrirais en même temps que vous à la publication de l’article.
Ce fut un super moment, je vais suivre son projet et j’espère rencontrer de plus près la personne avec qui je pourrais dire « ah ouais mais toi aussi tu connais machin ! Arrête j’étais sur le spot le matin même !! etc..

STOP ! Attendez ce n’est pas terminé ! 2 jours après je croise Aurel Jacob (Orel) et Ewen Le Goff (W1W1)!
Hey les gars je fais un article sur la lampe Black Swan, je peux vous poser quelques questions ? Comment c’est le surf de nuit ? Vous en pensez quoi maintenant ?

Orel : Ben cela fait 1 an qu’on aide sur ce projet, au début on avait une lampe qui fonctionnait mais n’était pas encore optimisée, depuis on a aidé sur la vision du surf qu’on devait avoir et très vite Black Swan nous a proposé une lampe qui nous permettait vraiment de surfer comme en plein jour. Une fois que t’es sur la vague, tu peux faire tes manœuvres, bien la voir dérouler et prévoir ton surf

W1W1 : Oui c’est bien çà, il vaut mieux connaître le spot, nous on l’a fait un peu en live à Mundaka, les conditions avec la marée et les courants n’étaient pas favorables, même en plein jour les locaux n’auraient même pas été (Rires) Mais je pense que si c’est ton homespot, que tu le connais bien et bien que cela te permet vraiment de surfer après le boulot quand il fait nuit.

Orel : Oui ça ne va pas s’adresser aux débutants, mais vraiment à un « local » qui va optimiser son temps et surtout avoir d’autres sensations, c’est complètement différent au début, les séries au loin tu vas plus les ressentir, le mouvement de l’eau, etc..

W1W1 : C’est vraiment dingue, vraiment à conseiller, cela ouvre d’autres perspectives

Appel de Ronan Gladu aux gars « Bon vous vous dépêchez on doit se retrouver pour partir […] »

« Ahaha pour une fois que c’est pas Ronus qui est à la bourre ! Allez les gars je vous laisse merci ! »

Hop l’article est déjà long mais je ne peux m’empêcher de contacter Guillaume Habasque qui avait fait une session de nuit avec son frère !

Photo : Yves de Orestis

Wesh ! Pour finir mon article black Swan tu peux me dire comment c’était au début, ce qu on ressent et si ça te donne envie de refaire ou d’avoir ?

Surfer de nuit, pour un gars de la côte nord (Finistère) c’est un rêve de gosse.
Depuis qu’on surfe, la nuit nous arrête. Lors des grands coefficients, la mer est haute quand il fait nuit. Matin et soir.
On ne compte plus les sessions où nous sommes contraints de sortir de l’eau à la nuit tombée alors que les conditions s’améliorent !
J’étais donc très impatient de tester la lampe Black Swan !
Et ce, sur mon homespot à Kerlouan !
Mes trois copains et moi nous sommes appareillés sur le parking du spot avec les conseils avisés de Sébastien Étienne, le concepteur de la lampe.
Il nous a parlé des premiers retours qu’il a eus, notamment de la part des gars de Lost in The swell (Nono et Ewen).
Tout d’abord, il faut enfiler la batterie sur le dos, comme un petit sac-à-dos léger.
Ensuite, le casque avec la lampe. Les tests des différentes intensités. Très facile d’utilisation grâce à un bouton sur lequel on appuie plusieurs fois, suivant l’intensité lumineuse souhaitée.
L’arrivée dans l’eau est très excitante ! Même s’il on connaît le spot par cœur, on se met au pic (qu’on imagine), mais très vite, l’absence de point de répère se fait sentir.
On se sent quelque peu perdu et seul au monde !
Les vagues ne sont visibles qu’à 5 mètres devant.
Il faut donc être très attentif et réactif !
Le départ dans la vague est plus instinctif, une sorte de sixième sens à trouver !
Une fois sur la vague, c’est magique !
La couleur de l’eau est particulièrement magnifique car le lampe révèle la couleur verte de l’eau et les bulles et autres particules rajoutent à cette magie !
Après quelques dizaines de minutes, l’oeil s’habitue à la pénombre, on trouve ou on imagine de nouveaux repères et on part plus facilement sur les vagues.
La première vague surfée est magique, la première manœuvre passée est magique…
Si bien qu’on en redemande encore et encore pour s’habituer et améliorer son surf de nuit !
Je n’ai qu’une hâte c’est de recommencer !

Et moi d’essayer ! Merci !!

Cédric

Principaux commentaires

  1. gourou says:

    :sunglasses:
    Surf de jour, surf de nuit, l’avènement du surf en 3x8, conséquence des spots surpeuplés, attention quand même au réchauffement des océans :mrgreen:

  2. kimo says:

    Bon, c’est effectivement pas très écolo… mais l’expérience doit être franchement sympa. Lafit à deux, de nuit… Ils ont pensé à faire un système de location, via des points de dépôts dans les shop? Parce que si dépenser près de 2000 euros c’est mort pour moi, ça me défriserait pas de mettre 45 ou 80 euros quelques fois par an pour se faire un “coup”!

  3. m0rice says:

    Oui vue le prix j’ai du mal à voir qui va acheter cela d’autant plus qu’on va pas surfer de nuit aussi souvent que de jour. De la location serait surement plus adapté.
    Et comparer ca à un kite ? Avec un kite tu pratique ton sport la lampe ne sert à rien seule.

    Je leur souhaite en tout cas bon chance pour la suite.

  4. m0rice says:

    sinon pour les sans dents il reste la pleine lune…

  5. J’ai fait à la pleine lune dans 1m50 à Nias, ben c’était la meilleure session de ma vie…
    Certes y’a eu pas mal de rames infructueuses car tu vois juste arriver une ombre, tu sais pas exactement où ca va péter, mais une fois dessus, les reflets de la lune, dingue!!

    Le beachbreak est à proscrire je pense!

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