Bref, un débat qui me fait sourire jaune… y a pas si longtemps sur ce forum (quelques années), quand on parlait de violence à Marseille et dans le sud, c’était culturel, de la faute des gamins de cités, que le sudiste a toujours eu un rapport à la police et à l’autorité complexe, que le Sud c’était pas vraiment la France… etc et j’en passe et des meilleurs sur les clichés des jeunes des citées, tout cela vu et jugé loin du Sud, pour ne pas dire depuis Paris et sa banlieue.
Et j’oubliais : que le traffic de drogue des citées nourrissait la violence et les faits divers sur Marseille et la région. Comme si on ne consommait de la drogue que dans le sud…
Le constat populaire mais partagé par les penseurs et les intellectuels, était une évidence : le casseur ou le délinquant du Sud était une espèce reconnue et identifiable. Pas un problème national. Une espèce de folklore local que nos politiques, quand ils venaient briller au soleil, venaient constater en promettant 1000 choses sans en faire 1 seule.
Tout cela était et est toujours en grande partie vraie… mais ça n’a rien à voir avec le Sud.
Maintenant que les événements et heurts s’enchaînent à Paris depuis quelques années, on va étudier, disséquer, commenter, philosopher sur le pourquoi du comment, la raison, les fondements, … etc.
Mais les raisons sont les mêmes (recul des services de l'état sur les questions de l'éducation, aucun moyen mis sur le logement, pas de plan banlieue mis en application depuis des décennies... et c etc). Sauf que on va y mettre plus de moyens pour trouver des solutions. La capitale et le reste. Hors de Paris et sa banlieue, c’est pas le soucis majeur de nos politiques.
Mais cette politique a un effet pervers : la montée du RN, partout en France, s’accélère.
Sauf à Paris… pour l’instant.
La violence et la délinquance ne se combatte pas sur un plateau TV ou dans les colonnes d’un journal. Il faut une stratégie, une politique, un objectif et des moyens. Aucune formation politique n’a eu de vision ni de courage sur les 40 dernières années. Et les extrêmes n’ont aucune réponse.
Tomber aujourd'hui sur la police, c'est oublier l'immobilisme sociale depuis 40 ans sur les questions du logement, de l'éducation, de la justice. Penser que réformer la police va régler tous les soucis, c'est une illusion. C'est nécessaire, mais c'est l'epsilon du problème.