Ça serait des Arabes ou des Iraniens, on serait embêté quand même.
Mais l'urgence c'est de dénoncer Francesca Albanese ou les gens osant parler de génocide.
Il faudra quoi pour que les macronistes et la droite cessent de défendre l'indéfendable ?
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/17/en-israel-la-transformation-de-l-armee-sous-l-influence-du-courant-messianique_6667038_3210.html
Les adeptes du mouvement Hardal, mélange de fondamentalisme religieux et d’ultranationalisme, investissent l’institution militaire. Leur discours déshumanisant à l’égard des Palestiniens a contribué à l’anéantissement de la bande de Gaza.
L’idéologie Hardal, mélange de fondamentalisme religieux (haredi) et d’ultranationalisme (leumi), appelle au rétablissement d’un royaume biblique, gouverné par la loi de la Torah, sur l’entièreté de la terre d’Israël, un espace aux frontières délibérément floues, qui peut englober non seulement les territoires palestiniens, mais aussi une partie du Sinaï et la Jordanie. Un objectif qui implique la colonisation à marche forcée de la Cisjordanie et le retour des colons à Gaza, et ne laisse aux Palestiniens le choix qu’entre la soumission, l’exil ou la mort.
Idée de vengeance
Ces idées, saturées de suprémacisme juif, se sont progressivement diffusées dans l’armée, où les sionistes religieux – et donc les hardalim – sont surreprésentés. Selon une étude de l’institut sioniste religieux NTA, le nombre d’élèves officiers membres de cette communauté dans les unités d’infanterie est passé de 2,5 %, en 1990, à 35 %, en 2018. La déshumanisation des Palestiniens véhiculée par le discours hardaliste a aussi contribué à façonner la guerre menée à Gaza
Le professeur Yagil Levy renvoie à la célèbre phrase prononcée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, au début du conflit, assimilant le Hamas et les Palestiniens aux Amalécites, les ennemis des Israélites antiques – une comparaison qui a pour corollaire la nécessité de tous les détruire. « L’idée que les Gazaouis sont l’Amalek moderne vient des hardalim, et l’idée de vengeance, aussi. Et ces idées sont en partie à l’origine de crimes de guerre », insiste M. Levy.