Rien de nouveau sous le soleil, mais ça reste ignoble.
Je ne comprends pas que cela ne fasse pas davantage la une des médias, du moins ceux qui ne sont pas sous le contrôle idéologique de la droite.
Finalement, on s'habitue à une police fasciste, qui assume totalement de vouloir blesser gravement les manifestants... avec l'ordre des chefs.
Les esprits sont murs, les forces de l'ordre sont murs, le fascisme est à nos portes. En France, on va bientôt massacrer des manifestants et torturer en toute impunité. C'est pour bientôt.
https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/06/videos-de-sainte-soline-des-gestes-de-gendarmes-manifestement-pas-reglementaires-selon-le-ministre-de-l-interieur_6652442_3224.html
« Dans ta gueule fils de pute !… Merde, ça filme… » Le 25 mars 2023, certains gendarmes mobiles chargés de protéger des manifestants le chantier de mégabassine de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) semblent avoir oublié que leurs actions et paroles étaient enregistrées par leurs propres caméras piétons.
Les images permettent également d’entendre le langage fleuri et guerrier des gendarmes à destination des manifestants : « Enculés », « fils de pute », « pue la pisse ». Certains effectifs semblent se réjouir des affrontements. L’un explique avoir « signé pour ça » et « attendu dix ans de gendarmerie pour vivre ça » ; un autre, satisfait, raconte avoir « mis une pleine tête », tandis qu’un gradé se réjouit : « Je suis au nirvana là. »
es deux médias ont eu accès à des dizaines d’heures d’images captées, ce jour-là, par les forces de l’ordre. Images à l’appui, Libération et Mediapart affirment que les forces de l’ordre ont multiplié les « tirs tendus » de grenades, une pratique dangereuse et interdite, encouragées à le faire par leur hiérarchie. « Tendu, tendu, tendu », « vous balancez un tendu s’il le faut », « on baisse le cougar [canon lanceur de grenades] les gars, on les nique là, allez », entend-on sur des extraits diffusés.
« Je compte plus les mecs qu’on a éborgnés », « une GENL [grenade de désencerclement] dans les couilles, ça fait dégager du monde, hein », « t’en crèves deux-trois, ça calme les autres », « tiens, dans ta gueule, fils de pute », entend-on dire par exemple dans les enregistrements publiés. « Je m’attendais à ce que ça soit bien mais pas autant », « on n’a jamais autant tiré de notre life », « un vrai kiff », « je suis au nirvana, là, on est sur l’Everest de la [gendarmerie] mobile », lancent d’autres militaires.