Quand tu en as ras le bol du boulot, le meilleur plan c'est de faire sauter les réunions du Vendredi qui ne servent à rien pour aller surfer.
Après avoir déposé Junior à l'école vers l'ouest, retour vers l'est pour passer à l'action.
9H10 sur la parking, la photo, 9h24 à l'eau, 9h30 la première vague, longue, accueillante, qui s'ouvre devant moins plus sympathiquement qu'une page Teams pour une réunion.
J'ai navigué à droite et à gauche de la plage, y avait des pics un peu partout, pas forcément aussi bien calé que la semaine dernière mais de quoi prendre du plaisir.
11h approchant dangereusement, je suis allé me frotter au pack squattant un pic sympa. Personne que je reconnais, hormis un (très) vieux en longboard lui aussi. Je le regarde manœuvrer sur une jolie série, je capte le placement, j’enchaîne 5 vagues quand les autres n'en prennent pas. ils plissent les yeux, je réponds sur la dernière par mon plus beau sourire d'enculé mondain.
Bref, une bonne session du vendredi matin, à fredonner la chanson de Iggy Pop "The passenger". Iggy a raison, nous ne sommes que les passagers d'une vie où il est plus pertinent de surfer que d'écouter un financier te demander plus et encore plus.
Au moment de ranger mon longboard dans le coffre, je souri à l'idée qu'il y a 30 ans je rêvais de me taper des californiennes à gros seins et que maintenant je surf une californienne à gros cul.